--- tags: - Ressources - Protocole_Eclipse --- **Concept :** Une colonie humaine sur une planète isolée perd soudain toute communication avec la Terre. Peu après, le soleil local disparaît littéralement _effacé du ciel_. Tandis que la température chute, les colons découvrent que le "soleil" n’était qu’une simulation artificielle… et qu’ils n’ont jamais quitté une zone d’expérimentation orbitale. **Thèmes :** simulation, identité, survie, complot interplanétaire - Réalité simulée / conscience numérique - Contrôle et expérimentation humaine - Identité et mémoire collective - Obéissance des machines et destin programmé - Le besoin humain d’un "soleil" — symbole de sens et d’illusion **Tonalité :** paranoïaque, glaciale, claustrophobe ## **PROTOCOLE ÉCLIPSE** ### **Genre :** Science-fiction psychologique / Mystère spatial / Dystopie technologique ### **Pitch :** Sur une colonie isolée baptisée **Erebus-9**, les habitants vivent sous un soleil artificiel, réchauffant un monde censé être situé aux confins du système Kepler-442. Un matin, sans avertissement, **le soleil s’éteint.** Alors que le froid et le chaos s’installent, la colonie découvre une vérité impossible : ils ne sont pas sur une planète. Erebus-9 est un **dôme expérimental**, un écosystème clos en orbite autour d’un astre mort. Et le protocole qui a "effacé" leur soleil n’est pas une panne. C’est une **séquence planifiée.** --- ### **Structure du récit :** Un récit en trois actes : --- #### **Acte I — Le Silence du Soleil** - Le récit s’ouvre sur la routine quotidienne d’une colonie : un lever de soleil synthétique, des enfants jouant sous un ciel artificiel, des drones d’entretien. - Puis, sans transition : **extinction totale.** - Les systèmes énergétiques chutent, les communications se brouillent, et les dirigeants improvisent un plan de survie. - Une équipe est envoyée pour rallumer le cœur solaire — le "Nucleus" — un réacteur orbital censé gérer la lumière et la chaleur de la colonie. - Sur place, ils découvrent que le réacteur **a obéi à un ordre automatique**, signé d’un code ancien : _PROTOCOLE ÉCLIPSE._ --- #### **Acte II — L’Ombre du Mensonge** - L’équipe cherche l’origine du protocole. Les archives révèlent que la colonie aurait dû être évacuée depuis 93 ans. - Des enregistrements audio montrent que le projet Erebus n’était pas une colonie, mais une **expérience sociale** menée pour tester la résilience humaine dans un environnement simulé. - Peu à peu, la réalité se fissure : certaines zones du dôme se dématérialisent, des murs vibrent comme des hologrammes. - Certains colons commencent à "se souvenir" de vies qui ne leur appartiennent pas — comme s’ils avaient été **programmés** pour habiter ces rôles. --- #### **Acte III — Le Cœur Froid** - Le Nucleus se réactive automatiquement. Un compte à rebours s’enclenche : 48 heures avant "Réinitialisation totale". - L’héroïne (voir ci-dessous) découvre un passage vers un module externe : un immense laboratoire orbitant autour du dôme, vide depuis des décennies. - Là, elle comprend : le protocole n’est pas une erreur, mais un **nettoyage de données.** Le système efface régulièrement les consciences humaines et redémarre la simulation pour observer les variations comportementales. - Le seul moyen de sauver la colonie est de **corrompre le protocole**, mais cela implique de risquer la fusion de leur monde virtuel avec le monde réel — si tant est qu’il existe encore. --- --- ### **Début narratif (extrait introductif) :** > Le soleil s’éteignit à 07h43. > > D’abord, ce fut un clignement à peine perceptible — un battement de lumière suspendu entre deux respirations du monde. > Puis, plus rien. > > Les serres gelèrent en moins d’une heure. Les vitres se fendirent sous la pression du froid. > Dans le ciel, là où flottait autrefois un disque doré, ne restait qu’un vide uniforme, sans texture, sans fond. > > « Coupure énergétique ? » demanda la Commandante Naya Rhed, sa voix tremblante dans le communicateur. > > — _Pas une coupure,_ répondit HELION. > — _C’est le Protocole Éclipse. Activation complète._ > > Le silence qui suivit fut plus lourd que la nuit elle-même.